2025 et 2026 : Les Années de Tous les Records de Chaleur ?
Les prévisions climatiques sont formelles : l’année 2025 est quasiment assurée de figurer parmi les plus chaudes jamais enregistrées, et 2026 pourrait bien battre de nouveaux records, surpassant potentiellement 2023 et 2024. C’est ce que révèle le Met Office britannique, soulignant la persistance et l’aggravation du réchauffement climatique mondial.
2025 : Dans le Top 5 des Années les Plus Chaudes
Selon les experts du Met Office, l’année 2025 est prédite pour être une des plus chaudes, avec une anomalie de température moyenne globale qui devrait se situer entre +1,09 °C et +1,38 °C par rapport aux niveaux préindustriels (1850-1900). Cela la placerait invariablement dans le top 5, voire le top 3, des années les plus chaudes jamais mesurées.
Bien que l’influence du phénomène El Niño, qui a fortement contribué à la chaleur record de 2023 et 2024, soit en train de s’estomper, la tendance de fond du réchauffement anthropique continue d’exercer une pression implacable sur les températures mondiales.
2026 : Le Nouveau Palier Inquiétant
Ce qui est encore plus alarmant, ce sont les prévisions pour 2026. Les modèles suggèrent une probabilité significative que cette année-là dépasse non seulement 2025, mais également 2023 et 2024, pour devenir la nouvelle année la plus chaude de l’histoire. Cette projection s’explique par la combinaison du réchauffement continu dû aux émissions de gaz à effet de serre et de la variabilité naturelle du climat.
Les scientifiques soulignent que, même si le phénomène La Niña (phase froide de l’ENSO) se mettait en place, son effet de refroidissement temporaire ne suffirait pas à contrecarrer la tendance de fond du réchauffement global. La capacité des océans à absorber la chaleur supplémentaire est également en cause, atteignant des seuils critiques.
Vers le Dépassement Temporaire du Seuil des +1,5°C ?
Ces prévisions augmentent la probabilité que les années 2025 et 2026 voient le monde dépasser temporairement le seuil symbolique de +1,5 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle. Bien que ce dépassement temporaire ne signifie pas un échec définitif de l’objectif de l’Accord de Paris (qui vise à limiter le réchauffement sur le long terme), il met en lumière l’urgence d’une action climatique drastique et immédiate.
Ces annonces successives des services météorologiques nationaux sont des rappels constants de la gravité de la situation climatique. Elles renforcent l’appel à une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre et à une transition énergétique rapide pour éviter les scénarios les plus catastrophiques à long terme.