Non, l’objet interstellaire 3I/ATLAS n’est pas un vaisseau extraterrestre, mais une banale comète
Régulièrement, l’annonce d’un nouvel objet céleste en provenance de l’espace profond relance les fantasmes les plus fous, et la question de la vie extraterrestre refait surface. C’était le cas avec 3I/ATLAS (officiellement C/2023 A3 Tsuchinshan-ATLAS), un objet interstellaire qui, pour certains, avait tout du vaisseau alien.
Le professeur Avi Loeb, de l’université d’Harvard, connu pour ses théories audacieuses concernant des technologies extraterrestres, avait notamment évoqué la possibilité que cet objet soit d’origine artificielle. Cependant, une nouvelle étude vient couper court à ces spéculations et ramène 3I/ATLAS à une réalité bien plus terrestre… ou plutôt, cométaire.
Une comète « classique » venue d’ailleurs
Dirigée par le Dr Matthew Green de l’université de l’Arizona et le Dr Ben Wibking du Lowell Observatory, cette recherche approfondie conclut que 3I/ATLAS n’est rien d’autre qu’une comète d’origine interstellaire, certes, mais tout à fait naturelle. L’équipe a analysé la composition et le comportement de l’objet, révélant qu’il contient une quantité significative de carbone, une caractéristique typique des comètes que nous connaissons bien dans notre propre système solaire.
Ces observations réfutent l’idée d’une technologie extraterrestre. Malgré sa trajectoire qui l’a propulsé depuis une autre étoile, ses propriétés physiques et chimiques correspondent parfaitement à celles d’un corps rocheux et glacé éjecté d’un système stellaire lointain, puis dérivant dans l’espace jusqu’à croiser notre chemin.
Un rendez-vous en octobre 2024
Si 3I/ATLAS n’est pas un vaisseau extraterrestre, il n’en reste pas moins un objet d’étude fascinant pour les astronomes. Sa nature interstellaire offre une opportunité rare d’étudier la matière provenant d’autres systèmes stellaires sans avoir à quitter le nôtre.
L’objet devrait faire son approche la plus proche de la Terre en octobre 2024. Ce sera une occasion privilégiée pour les scientifiques de l’observer de plus près et d’en apprendre davantage sur les processus de formation des comètes au-delà de notre voisinage cosmique. Une rencontre peut-être moins sensationnelle que l’arrivée d’un vaisseau alien, mais tout aussi précieuse pour notre compréhension de l’Univers.