Ankara face à la sécheresse du siècle : Quand l’eau se fait rare
La capitale turque, Ankara, est aux prises avec sa pire sécheresse depuis un demi-siècle, une situation alarmante qui contraint la municipalité à imposer des coupures d’eau quotidiennes. Alors que la ville abrite près de six millions d’habitants, les réservoirs qui l’alimentent affichent des niveaux critiques, soulevant de sérieuses inquiétudes pour l’avenir.
Une situation critique et des mesures drastiques
Depuis plusieurs jours, les habitants d’Ankara subissent des coupures d’eau d’au moins deux heures par jour, une mesure prise pour tenter de préserver les réserves d’eau. Le maire de la ville, Mansur Yavaş, a alerté sur la « situation très grave » que traverse la capitale. Le barrage de Çamlıdere, l’un des principaux réservoirs de la ville, ne contiendrait que 1% de son volume utile, tandis que le système d’adduction de Gerede, censé apporter un renfort significatif, n’a pas pu compenser le déficit hydrique.
Les causes d’une crise annoncée
Cette sécheresse record n’est pas un phénomène isolé, mais la convergence de plusieurs facteurs. Les experts pointent du doigt le changement climatique, qui modifie les régimes de précipitations et intensifie les périodes de sécheresse. À cela s’ajoute une gestion des ressources en eau souvent critiquable, ainsi qu’une urbanisation rapide et non maîtrisée qui accroît la demande en eau. La Turquie, bien que dotée de ressources hydriques, est classée parmi les pays sous stress hydrique, rendant sa population particulièrement vulnérable aux variations climatiques extrêmes.
Un appel à la solidarité et à la conscience
Face à l’urgence, le maire Yavaş a lancé un appel vibrant à la population pour économiser chaque goutte d’eau. Si des pluies abondantes sont espérées et pourraient offrir un répit temporaire, la crise actuelle met en lumière la nécessité impérieuse d’adopter des politiques de gestion de l’eau plus robustes et durables à long terme. La situation d’Ankara est un rappel brutal des défis posés par le changement climatique et l’impératif de préserver cette ressource vitale.