Marineland d’Antibes : Un Rapport Choc Alerte sur l’État des Bassins des Orques
Un nouveau rapport d’expertise, commandité par l’association de protection animale One Voice, jette une lumière crue sur les conditions de vie des orques au Marineland d’Antibes. Ce document, rédigé par la Dre Ingrid N. Visser, biologiste marine de renommée mondiale et experte en orques, alerte sur des dégradations « massives » et potentiellement dangereuses dans les bassins abritant Inouk, Wikie, Keijo, Moana et Shouka.
### Des Infrastructures en Péril et Leurs Conséquences
Le rapport décrit une situation des infrastructures qui compromet la sécurité et le bien-être des cétacés :
- Le bassin principal, lieu de vie et de spectacles, présente une fissure « massive » de plus de 10 mètres de long et 20 centimètres de large. Cette brèche structurelle ne menace pas seulement l’intégrité du bassin mais expose également les orques à des risques d’abrasions et de blessures graves.
- Le bassin secondaire et l’infirmerie ne sont pas épargnés. Le béton s’y effrite et se désagrège, libérant des débris. L’ingestion de ces fragments ou les irritations cutanées qu’ils provoquent peuvent entraîner des problèmes de santé sérieux et des infections.
- La qualité de l’eau, essentielle à la santé des orques, est également impactée par la dégradation constante des bassins.
Selon la Dre Visser, ces conditions favorisent un stress chronique et l’ennui des animaux, augmentant le risque d’infections cutanées, d’irritations et de troubles digestifs. L’experte conclut que Marineland ne peut plus garantir un environnement sûr et propice au bien-être de ses orques dans l’état actuel des infrastructures.
### La Réaction du Parc et la Demande d’One Voice
La direction de Marineland a contesté la portée de ce rapport, affirmant qu’il vise à « semer le doute » et assurant prendre des « mesures correctives » pour la maintenance de ses bassins.
Cependant, One Voice réaffirme sa position et appelle à la fermeture progressive du parc. L’association milite activement pour le transfert des orques vers des sanctuaires marins en cours de développement, une solution qu’elle estime être la seule garante de leur survie et de leur bien-être, d’autant plus que la législation française s’oriente vers l’interdiction de la détention et de la reproduction des cétacés en captivité.
Ce rapport vient donc relancer avec force le débat sur l’avenir des cétacés en France et souligne l’urgence d’une solution durable pour ces animaux emblématiques.