Des centaines de médecins libéraux français s’exilent symboliquement en Belgique pour dénoncer leurs conditions
Plusieurs centaines de médecins libéraux français ont récemment mené une action forte et symbolique en « s’exilant » collectivement en Belgique. Ce mouvement de protestation vise à alerter sur la détérioration de leurs conditions de travail et le manque de reconnaissance de leur profession en France.
Cette mobilisation, organisée par plusieurs collectifs et syndicats de praticiens, n’est pas un véritable départ massif du territoire, mais une initiative symbolique pour mettre en lumière l’attractivité de pays voisins, comme la Belgique, où les conditions d’exercice et la rémunération sont jugées plus favorables. Les médecins français dénoncent notamment des charges de travail excessives, des actes mal valorisés, des difficultés administratives croissantes et un sentiment d’abandon de la part des pouvoirs publics.
L’action a pris la forme d’un rassemblement physique ou d’une démarche virtuelle de « déclaration d’installation » en Belgique, marquant ainsi leur désarroi face à l’immobilisme perçu du gouvernement français. Ils espèrent que cet exil symbolique permettra de mettre un coup de projecteur sur la crise que traverse la médecine générale et spécialisée en ville, et d’obtenir des négociations concrètes avec le ministère de la Santé.
Les revendications principales portent sur une revalorisation significative de la consultation, une simplification administrative, et des mesures pour lutter contre les déserts médicaux qui pèsent lourdement sur la charge de travail des praticiens restants. Cette initiative s’inscrit dans un mouvement de grogne plus large qui secoue le secteur de la santé libéral depuis plusieurs mois en France.
L’objectif est clair : faire pression sur le gouvernement pour qu’il prenne des mesures concrètes et durables afin d’améliorer l’attractivité de la médecine libérale en France et garantir l’accès aux soins pour tous les citoyens.