Un mystère gaulois s’épaissit à Dijon : de nouvelles sépultures assises découvertes !
Le centre-ville de Dijon continue de révéler des secrets enfouis, et les archéologues de l’Inrap ont récemment mis au jour une découverte qui passionne le monde de l’archéologie gauloise : quatre nouvelles sépultures d’individus gaulois enterrés en position assise. Cette pratique funéraire, extrêmement rare, intrigue les chercheurs et ajoute une nouvelle couche de mystère aux rites des populations de l’Âge du Fer.
Une découverte rare en plein cœur de Dijon
C’est à l’intersection des rues de la Chouette et Vannerie, en marge de travaux de renouvellement des canalisations par Suez, que les équipes de l’Inrap ont fait cette trouvaille exceptionnelle. Les quatre défunts, datés de l’âge du Fer (plus précisément de la culture de La Tène, IIe-Ier siècle avant J.-C.), ont été découverts inhumés dans des fosses simples, sans mobilier funéraire apparent, mais avec une mise en scène du corps très spécifique : assis, jambes repliées et tronc redressé. Un positionnement qui ne relève pas d’un simple dépôt, mais bien d’un geste rituel délibéré.
Une énigme qui s’amplifie
Cette découverte n’est pas isolée à Dijon. En effet, elle fait écho à des trouvailles précédentes dans la même ville, sur la rue de la Chouette : une première sépulture assise en 2012, suivie de trois autres en 2019. Avec ces quatre nouvelles inhumations, le nombre total de Gaulois enterrés assis dans la capitale des Ducs de Bourgogne s’élève désormais à huit, tous découverts à proximité les uns des autres.
Cette concentration locale suggère l’existence d’une communauté ou d’une tradition funéraire très spécifique, propre à cette partie de la Gaule. Si des sépultures assises ont également été documentées à Besançon (une vingtaine d’individus entre 2012 et 2014), elles sont généralement isolées ou très peu nombreuses ailleurs en France. Les pratiques funéraires gauloises privilégiaient majoritairement la crémation ou l’inhumation en position allongée, rendant ces découvertes d’autant plus singulières.
Des recherches pour percer le secret
La rareté de ces inhumations assises pose de nombreuses questions : s’agit-il d’un statut social particulier ? D’un rite lié à une divinité spécifique ? Ou d’une coutume propre à une famille ou un clan ? Les archéologues vont désormais étudier les ossements pour obtenir des informations sur l’âge, le sexe, la santé, et peut-être, grâce à des analyses génétiques, déterminer d’éventuels liens de parenté ou l’origine géographique de ces individus.
Ces nouvelles découvertes de Dijon enrichissent considérablement notre compréhension des rites funéraires gaulois et confirment l’importance de cette tradition singulière dans la région. Le mystère des Gaulois assis est loin d’être résolu, mais chaque nouvelle sépulture nous rapproche un peu plus de la vérité.