Madagascar fait face aux conséquences dramatiques du cyclone Gezani, qui a frappé l’île et s’est rapidement intensifié, laissant derrière lui un bilan humain lourd et des destructions matérielles considérables. Selon les dernières données officielles du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le nombre de victimes a grimpé à 59 morts, soulignant l’ampleur de la catastrophe.
Initialement une simple dépression tropicale baptisée Gezani et formée au large du Mozambique, le phénomène météorologique a touché terre à Madagascar le 28 janvier. Il a ensuite évolué en tempête tropicale modérée, puis en cyclone tropical intense, ravageant principalement les régions du sud-ouest et du sud-est de l’île au début du mois de février.
Impact et Conséquences Humaines et Matérielles
Outre les 59 vies perdues, le cyclone Gezani a profondément affecté la vie de milliers de Malgaches. On dénombre plus de 22 000 sinistrés et près de 14 000 personnes déplacées, contraintes de quitter leurs foyers pour des abris plus sûrs. Le logement est un problème majeur, avec 17 000 habitations endommagées ou totalement détruites, principalement dans les régions d’Atsimo-Andrefana (où se trouve la ville de Tuléar), d’Anosy et d’Androy.
Les infrastructures vitales n’ont pas été épargnées : le secteur agricole, pilier de l’économie locale, a subi de nombreux dégâts, tout comme les routes, les écoles et les centres de santé. Ces destructions viennent compliquer davantage les efforts d’aide et de reconstruction dans des zones déjà vulnérables.
Un Pays Vulnérable aux Phénomènes Extrêmes
Madagascar est malheureusement habituée aux phénomènes climatiques extrêmes. En janvier 2023, la tempête tropicale Cheneso avait déjà causé la mort de 33 personnes et des dégâts importants. La position géographique de l’île dans l’océan Indien la rend particulièrement exposée aux cyclones et tempêtes tropicales, une situation qui est souvent aggravée par les effets du changement climatique.
Face à l’urgence, les organisations humanitaires se mobilisent. L’UNICEF, par exemple, apporte son soutien en fournissant de l’eau potable, des produits d’hygiène et des kits éducatifs aux populations sinistrées, tentant d’alléger le fardeau des communautés affectées et de prévenir la propagation de maladies.
La reconstruction et l’aide aux victimes seront des défis majeurs dans les mois à venir, nécessitant une coordination continue et un soutien international pour permettre à Madagascar de se relever de cette nouvelle épreuve.