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Un cerveau de souris « ressuscité » après une congélation à -140°C : une avancée majeure en cryogénisation !

Imaginez pouvoir mettre la vie en pause, pour la reprendre plus tard, sans altération. Ce rêve de science-fiction vient de faire un pas de géant, grâce à une équipe de chercheurs américains qui a réussi l’exploit de réactiver un cerveau de souris après l’avoir congelé à -140°C !

Une prouesse technique à -140°C

La cryogénisation, cette technique qui vise à conserver des organismes à très basse température, est souvent associée à l’espoir de « ressusciter » un jour. Mais le défi majeur a toujours été de préserver l’intégrité des tissus, notamment du cerveau, le siège de la conscience et de la mémoire.

C’est précisément ce que des scientifiques de la Alcor Life Extension Foundation et de l’entreprise 21st Century Medicine, en Californie, ont accompli. Ils ont prélevé le cerveau d’une souris, l’ont perfusé avec un mélange cryoprotecteur pour éviter la formation de cristaux de glace destructeurs, puis l’ont refroidi à -140°C. Après plusieurs heures, le cerveau a été réchauffé et perfusé à nouveau, cette fois avec des nutriments et de l’oxygène.

Activité synaptique restaurée et sans dommage

Le résultat est stupéfiant : l’équipe a pu détecter une activité neurale restaurée, y compris une activité synaptique robuste, essentielle à la communication entre les neurones. Mieux encore, l’analyse a montré que le cerveau n’avait subi aucun dommage détectable, ni du fait de la congélation, ni du processus de réchauffement.

Cette étude, publiée dans la revue PLOS ONE, est d’une importance capitale. Auparavant, des expériences similaires avaient réussi à préserver la structure anatomique, mais jamais l’activité fonctionnelle. C’est la première fois qu’un cerveau de mammifère, congelé à une température aussi basse, montre des signes d’activité fonctionnelle après décongélation.

Vers la cryogénisation humaine ? Un pas de plus

Si la cryogénisation humaine est encore un horizon lointain et complexe – nécessitant de traiter un corps entier avec une multitude de tissus différents – cette avancée rapproche un peu plus la science de ce rêve. Elle démontre qu’il est possible de préserver à la fois la structure et la fonction d’un organe aussi complexe que le cerveau.

Cette recherche ouvre de nouvelles perspectives pour la cryopréservation à long terme d’organes pour la transplantation, et bien sûr, alimente l’espoir de ceux qui misent sur la cryogénisation pour un futur réveil. La route est encore longue, mais ce succès marque une étape historique dans la compréhension et la maîtrise de la vie au-delà des limites actuelles.


Auteur/autrice

marcpm@gmail.con

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