Découverte Époustouflante à Dijon : Des Gaulois Enterrés… Assis !
Imaginez une scène d’un autre temps, où les rites funéraires défient nos conceptions modernes. C’est exactement ce que révèlent les fouilles archéologiques préventives de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) à Dijon, dans le quartier du Val Sully. Une nécropole gauloise de la fin de l’Âge du Fer (ou début de la période romaine) a livré ses secrets, et l’un d’eux est particulièrement surprenant : des défunts ont été inhumés en position assise !
Une Nécropole Gauloise aux Pratiques Uniques
Depuis février 2024, les archéologues de l’Inrap travaillent sur un site qui doit accueillir un futur programme immobilier. Ce qui semblait être une fouille de routine s’est rapidement transformé en une découverte majeure. Ils ont mis au jour un vaste ensemble funéraire comprenant 63 sépultures datant de la période gauloise, entre 150 et 50 ans avant notre ère.
Si la plupart des sépultures correspondent à des pratiques plus « classiques » avec des corps en position allongée, une proportion significative d’entre elles a révélé une particularité rarissime en Gaule celtique : des individus ont été inhumés en position assise.
L’Énigme des Inhumations Assises
Cette pratique de l’inhumation assise est connue dans l’Antiquité, mais elle est extrêmement peu documentée dans cette région et pour cette période spécifique. Les exemples plus célèbres proviennent généralement du pourtour méditerranéen, de la péninsule Ibérique, ou de périodes bien plus anciennes. La découverte de plusieurs de ces sépultures à Dijon interroge profondément les chercheurs sur les croyances et les statuts des défunts concernés.
Était-ce une marque de prestige, un rite spécifique à une lignée ou une communauté, ou encore lié à une conception particulière de l’au-delà ? Les analyses à venir permettront peut-être de lever le voile sur ces questions fascinantes.
Un Aperçu des Rites Funéraires Gaulois
Au-delà de cette spécificité, la nécropole a également livré des informations précieuses sur les habitudes funéraires des Gaulois de Dijon. On y trouve des dépôts funéraires habituels : des céramiques, des parures, mais aussi des offrandes alimentaires, témoignant des rituels accompagnant le défunt dans son dernier voyage. Une crémation a également été identifiée, rappelant la diversité des pratiques funéraires de l’époque.
Les fouilles, qui doivent s’achever en mai, fourniront un matériel archéologique exceptionnel. L’étude approfondie de ces sépultures, de l’orientation des corps aux objets qui les accompagnaient, permettra de mieux comprendre l’organisation sociale, les croyances et les éventuelles influences culturelles de ces populations gauloises locales.
Dijon se révèle ainsi être un site archéologique d’une richesse insoupçonnée, nous offrant une fenêtre fascinante sur les pratiques funéraires et les croyances d’un peuple ancien. Qui étaient ces Gaulois enterrés assis ? Leurs secrets commencent tout juste à être révélés !