Le « Nouveau Désordre Mondial » Menace la Coopération Climatique, Alerte le Chef de l’ONU Climat
Le chef du climat de l’ONU, Simon Stiell, a lancé un avertissement sévère : le « nouveau désordre mondial », caractérisé par des tensions géopolitiques croissantes et des conflits, menace gravement la coopération internationale indispensable pour lutter contre le changement climatique. L’urgence d’agir est pourtant plus pressante que jamais.
Alors que la planète est dangereusement en retard sur ses objectifs climatiques, Stiell souligne que le contexte actuel, marqué par la montée du nationalisme et le repli sur soi, entrave les efforts collectifs. Malgré des avancées lors de la COP28 à Dubaï fin 2023, notamment avec l’accord sur le « Bilan Mondial » (Global Stocktake) qui a pour la première fois mentionné la nécessité de « s’éloigner » des énergies fossiles, les lacunes restent immenses. Le « Bilan Mondial » a clairement montré que le monde est très éloigné de la trajectoire nécessaire pour limiter le réchauffement à 1,5°C.
Cette désunion a des conséquences directes, les pays les plus vulnérables étant ceux qui subissent de plein fouet les impacts du changement climatique sans avoir les moyens de s’y adapter. Stiell insiste sur le fait que la solidarité internationale n’est pas un luxe, mais une nécessité absolue pour le bien de tous.
Pour inverser la tendance, le chef de l’ONU Climat appelle à plusieurs actions concrètes : un financement accru pour l’action climatique dans les pays en développement, une transition accélérée loin des combustibles fossiles et l’élaboration de plans climatiques nationaux (NDCs) plus ambitieux et robustes pour la prochaine décennie.
Les prochaines grandes échéances seront la COP29 à Bakou, en Azerbaïdjan, qui se concentrera sur la finance climatique, puis la COP30 au Brésil, où de nouveaux plans nationaux seront présentés. Ces sommets seront cruciaux pour démontrer une capacité renouvelée à la coopération.
Sans une volonté politique forte et une coopération renforcée, les efforts pour sauver la planète des pires impacts du changement climatique risquent d’être vains. L’appel de Simon Stiell est clair : il est temps de dépasser les divisions pour l’avenir de tous.