L’OMS presse les États-Unis de partager leurs informations sur l’origine du Covid-19
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé un appel pressant aux États-Unis pour qu’ils partagent immédiatement toutes les informations dont ils disposent concernant l’origine de la pandémie de Covid-19. Cette démarche intervient après que des responsables américains ont évoqué l’hypothèse d’une fuite de laboratoire.
Pourquoi cette demande ?
La requête de l’OMS fait suite aux déclarations du ministère américain de l’Énergie et du FBI, qui auraient penché, avec des degrés de confiance variés (« faible » ou « modéré »), vers la théorie d’une fuite de laboratoire comme origine du virus SARS-CoV-2. Pour l’OMS, chaque bribe d’information est capitale pour comprendre comment la pandémie a commencé et, plus important encore, pour prévenir de futures crises sanitaires mondiales.
Toutes les pistes restent ouvertes
Maria Van Kerkhove, responsable technique de l’OMS pour le Covid-19, a rappelé que toutes les hypothèses sur l’origine du virus – qu’il s’agisse d’une transmission zoonotique (de l’animal à l’homme) ou d’un accident de laboratoire – demeurent sur la table. Elle a insisté sur la nécessité de poursuivre les enquêtes non seulement en Chine, mais partout où des données pertinentes pourraient être trouvées, soulignant que cette recherche est une responsabilité collective. L’OMS a d’ailleurs par le passé critiqué la Chine pour son manque de transparence et de partage de données au début de l’épidémie.
Un enjeu scientifique et politique
La question de l’origine du Covid-19 reste un sujet hautement sensible et politisé. Bien que certains services de renseignement américains se dirigent vers l’hypothèse de la fuite, une grande partie de la communauté scientifique internationale continue de privilégier l’origine naturelle du virus. L’OMS réitère son appel à une investigation complète, transparente et fondée sur la science, exhortant tous les pays à coopérer en partageant sans délai toute donnée pertinente afin de faire la lumière sur cette question cruciale pour la santé mondiale.