Maroc : Pluies Diluviennes, Évacuations Massives et Dégâts Conséquents
Fin novembre 2023, le Maroc a été le théâtre de précipitations d’une intensité exceptionnelle, provoquant des inondations généralisées et des évacuations à grande échelle. Plus de 140 000 personnes ont été déplacées de leurs domiciles, principalement dans les régions de Tiznit, Agadir et Marrakech-Safi, face à la montée des eaux et aux risques d’effondrement.
Un Bilan Humain et Matériel Douloureux
Ces intempéries ont malheureusement fait des victimes. Le bilan initial d’un mort a été revu à la hausse, portant à trois le nombre de personnes décédées – un homme, un enfant et une jeune fille. Au-delà des pertes humaines, les infrastructures ont subi des dommages considérables : routes et ponts coupés, pannes d’électricité généralisées et perturbations du trafic ferroviaire ont isolé de nombreuses localités. L’impact sur le secteur agricole, vital pour l’économie locale, est également lourd.
Des Pluies Historiques
L’intensité de ces pluies est sans précédent dans certaines zones. La ville de Tiznit, par exemple, a enregistré près de 250 millimètres de pluie en seulement 24 heures, alors que sa moyenne annuelle ne dépasse pas 180 millimètres. Cette situation critique a rapidement submergé les systèmes de drainage et les cours d’eau, transformant des rues en torrents et des plaines en lacs.
Mobilisation Générale Face à l’Urgence
Face à l’ampleur de la catastrophe, une vaste opération de secours a été lancée. La Protection Civile, les Forces Armées Royales (FAR), la Gendarmerie Royale et les autorités locales se sont mobilisées sans relâche pour porter assistance aux sinistrés, évacuer les populations menacées et rétablir les voies de communication essentielles. Le Roi Mohammed VI a personnellement suivi la situation, ordonnant la mise en œuvre de mesures urgentes pour venir en aide aux victimes.
Le Défi du Changement Climatique
Cet épisode météorologique extrême s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes concernant le changement climatique. Les scientifiques soulignent que de tels événements, caractérisés par leur fréquence et leur intensité accrues, pourraient devenir plus courants, posant un défi majeur pour la résilience des infrastructures et la sécurité des populations.