Le monde de la science ne dort jamais, et cette semaine nous apporte son lot de découvertes fascinantes et de projets audacieux. De l’espace lointain aux mystères de notre passé, voici les dernières « ultrabreves » qui ont retenu notre attention.
Des Organoïdes Cérébraux à bord d’Orion pour la mission Artémis 1
Imaginez des « mini-cerveaux » voyageant dans l’espace ! C’est exactement ce qui s’est passé avec la mission Artémis 1, où des organoïdes cérébraux humains ont été embarqués à bord de la capsule Orion. Ces structures miniatures, cultivées in vitro et reproduisant certaines caractéristiques du cerveau, avaient pour objectif de simuler les effets du rayonnement spatial et de la microgravité sur le système nerveux central. L’étude de leur développement et de leur survie après un voyage de 25 jours autour de la Lune et un retour sur Terre permettra aux scientifiques de mieux comprendre les risques pour les futurs astronautes lors de missions de longue durée, notamment vers Mars. Les organoïdes étaient logés dans des bioréacteurs spécifiques pour cette expérience unique.
Nouvelles Pistes sur les Origines de la Syphilis en Europe
La syphilis, une maladie sexuellement transmissible qui a marqué l’histoire, continue de révéler ses secrets. Des recherches récentes suggèrent que la maladie était déjà présente en Europe bien avant le retour de Christophe Colomb des Amériques, contredisant la théorie dominante de son importation du Nouveau Monde. Des analyses d’ADN effectuées sur des restes humains datant du XVe siècle en Finlande ont mis en évidence la présence de la bactérie Treponema pallidum, responsable de la syphilis et de maladies apparentées. Cette découverte relance le débat sur l’origine géographique et la chronologie de la propagation de cette infection en Europe, suggérant une circulation plus ancienne et potentiellement plus complexe qu’initialement pensé. Les souches découvertes ressemblent à la syphilis endémique (non vénérienne) et au pian, remettant en question la narration traditionnelle.
Des Virus à profusion à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS)
L’ISS, laboratoire orbital par excellence, n’est pas seulement un foyer d’expériences scientifiques, mais aussi un véritable écosystème microbien. Des études menées sur les surfaces de la station ont révélé la présence d’une incroyable diversité de virus, dont beaucoup sont inoffensifs, mais aussi certains potentiellement préoccupants. Parmi eux, on retrouve des bactériophages (virus qui infectent les bactéries) mais aussi des virus humains latents, comme le virus d’Epstein-Barr ou le cytomégalovirus, qui peuvent se réactiver sous l’effet du stress et des conditions spatiales (rayonnements, microgravité, confinement). Cette surveillance est cruciale pour la santé des astronautes, car une réactivation virale pourrait avoir des conséquences sur leur système immunitaire affaibli. Comprendre la composition et la dynamique de ce « virome » spatial est essentiel pour garantir la sécurité des équipages lors de futures missions de longue durée.