Retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le Climat : La Décision Controverse de Donald Trump
Le 1er juin 2017, le président américain de l’époque, Donald Trump, a annoncé la décision historique et très controversée de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, un traité international majeur visant à limiter le réchauffement climatique. Cette annonce a provoqué une onde de choc mondiale et de vives réactions de la part de la communauté internationale.
Une Décision Basée sur des Arguments Économiques
Justifiant sa décision, Donald Trump a affirmé que l’Accord de Paris était « punitif » pour l’économie américaine, entraînant des pertes d’emplois et désavantageant les entreprises du pays. Il s’est appuyé sur une étude qui prévoyait un impact négatif sur le PIB et des suppressions d’emplois, bien que ces chiffres aient été contestés par de nombreux experts. Le président avait également promis de négocier un nouvel accord « plus équitable » pour les États-Unis, une proposition largement rejetée par les autres signataires.
Vague d’Indignation Internationale
La décision a été accueillie par une indignation quasi-unanime sur la scène internationale. Emmanuel Macron, alors président français, a lancé son célèbre appel « Make our planet great again » en réponse directe au slogan de Trump. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, ont exprimé leur « profond regret », soulignant l’importance du rôle des États-Unis, deuxième plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine.
L’ancien secrétaire d’État américain, John Kerry, a qualifié ce retrait d' »acte autodestructeur » et de « lâche abdication ». Plusieurs chefs d’entreprise américains de renom, tels qu’Elon Musk (Tesla, SpaceX) et Bob Iger (Disney), ont démissionné des conseils consultatifs de Trump en signe de protestation.
L’Accord de Paris en Bref
Signé par près de 200 pays en 2015, l’Accord de Paris a pour objectif de maintenir l’augmentation de la température mondiale « bien en deçà » de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, en visant idéalement 1,5°C. Il prévoit également l’atteinte de la neutralité carbone dans la seconde moitié du siècle. Le retrait américain, bien qu’annoncé en 2017, ne pouvait prendre effet qu’en novembre 2020, en raison des procédures complexes prévues par le traité.
Ce retrait a marqué un tournant dans la politique climatique mondiale et a souligné les divisions profondes sur l’urgence et les modalités de la lutte contre le changement climatique.