Les impasses de la géo-ingénierie solaire
L’article de Sciences et Avenir, « Les impasses de la géo-ingénierie solaire », analyse les limites et dangers des techniques de géo-ingénierie solaire comme l’injection d’aérosols stratosphériques ou le blanchiment de nuages. Bien que ces méthodes visent à réfléchir une partie du rayonnement solaire pour refroidir rapidement la Terre, l’article conclut qu’elles représentent des impasses plutôt que des solutions viables.
Les auteurs mettent en avant plusieurs problèmes majeurs :
1. **Risques environnementaux :** Ces techniques pourraient perturber les régimes de précipitations, augmenter les événements météorologiques extrêmes, endommager la couche d’ozone et impacter négativement la biodiversité et les écosystèmes.
2. **Défis économiques et logistiques :** Elles exigeraient des infrastructures gigantesques et des investissements financiers colossaux et continus, sans garantie d’efficacité globale ou durable.
3. **Problèmes sociaux et éthiques :** La géo-ingénierie soulève d’énormes questions de gouvernance (qui décide ?), de justice environnementale (qui subit les effets secondaires ?) et de « risque moral » (moral hazard), où la promesse d’une solution rapide pourrait freiner les efforts de réduction des émissions. De plus, un arrêt brutal de ces opérations provoquerait un réchauffement accéléré et potentiellement catastrophique, le « choc d’arrêt ».
En somme, l’article insiste sur le fait que la géo-ingénierie solaire n’est pas une solution miracle et qu’elle détourne l’attention des véritables priorités. Il appelle à se concentrer plutôt sur la réduction drastique et immédiate des émissions de gaz à effet de serre et sur l’adaptation aux changements climatiques inévitables.