Le secret des reines bourdons: une survie incroyable sous l’eau!
Imaginez survivre une semaine entière sous l’eau, sans respirer, dans le froid. C’est l’exploit que réalisent certaines reines bourdons, révélant une capacité d’adaptation extraordinaire face aux inondations hivernales. Des chercheurs de l’Université de Fribourg ont mis en lumière ce phénomène fascinant, publié dans la revue Biology Letters.
Comment une reine bourdon échappe à la noyade
Des espèces communes comme Bombus lapidarius, Bombus terrestris et Bombus lucorum ont été observées survivant jusqu’à sept jours immergées. Ce n’est pas un coup de chance, mais une stratégie de survie bien rodée, vitale pour ces insectes qui hibernent sous terre.
Lorsqu’elles sont piégées sous l’eau, ces reines déclenchent ce que les scientifiques appellent une « super-diapause », un état de dormance encore plus profond que leur hibernation habituelle. Leur métabolisme chute drastiquement, réduisant ainsi leur besoin en oxygène. Elles peuvent alors subsister en utilisant le peu d’oxygène piégé dans une bulle d’air autour d’elles ou dans leur refuge souterrain.
La respiration anaérobie en dernier recours
Si l’oxygène vient à manquer totalement, les reines bourdons sont capables de passer à la respiration anaérobie. Ce processus leur permet de produire de l’énergie sans oxygène, même si cela s’accompagne d’une accumulation d’acide lactique. C’est une prouesse physiologique remarquable qui témoigne de leur robustesse.
Cette capacité à affronter des conditions extrêmes, comme des inondations prolongées, explique en partie pourquoi ces espèces de bourdons peuvent coloniser des zones sujettes aux crues. C’est une véritable leçon de résilience de la nature, montrant à quel point la vie peut s’adapter pour perdurer face aux défis environnementaux.