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La NASA reporte (encore) son grand retour sur la Lune : Artemis III attendu en 2028
La NASA a annoncé de nouveaux retards significatifs pour son programme Artemis, repoussant le calendrier de ses missions habitées vers la Lune. L’agence spatiale américaine invoque des enjeux de sécurité et des défis techniques pour ces ajustements.
Les nouvelles dates clés du programme Artemis
- Artemis II (survol lunaire avec équipage) : Initialement prévu pour novembre 2024, il est désormais ciblé pour septembre 2025. Cette mission vise à faire le tour de la Lune avec des astronautes à bord, sans atterrissage.
- Artemis III (retour de l’homme sur la Lune) : La mission cruciale, qui devait avoir lieu en septembre 2026, est maintenant reportée à septembre 2028. C’est lors de cette mission que des humains fouleront à nouveau le sol lunaire, incluant la première femme et la première personne de couleur.
- Rappel : La mission Artemis I, un vol d’essai sans équipage autour de la Lune, a été un succès fin 2022, ouvrant la voie aux étapes suivantes.
Pourquoi ces retards ? Des défis techniques majeurs
Plusieurs facteurs complexes sont à l’origine de ces reports, tous liés à la garantie de la sécurité des astronautes et à la fiabilité des systèmes :
- Le Starship de SpaceX : Le développement du système d’atterrissage humain (HLS) par SpaceX, basé sur son gigantesque vaisseau Starship, prend plus de temps que prévu. Ce véhicule est essentiel pour transporter les astronautes de l’orbite lunaire à la surface de la Lune et inversement.
- Les combinaisons spatiales xEVA : La conception et la fabrication des nouvelles combinaisons spatiales de nouvelle génération (xEVA), indispensables pour les sorties extravéhiculaires et la marche sur la Lune, rencontrent également des délais.
- Le bouclier thermique d’Orion : Des problèmes liés au bouclier thermique de la capsule Orion de Boeing, qui protège les astronautes lors du retour à grande vitesse dans l’atmosphère terrestre, nécessitent des tests et des modifications supplémentaires pour assurer son intégrité.
La sécurité avant tout, selon la NASA
Bill Nelson, administrateur de la NASA, a clairement indiqué que la sécurité des équipages était la priorité absolue. « Nous donnons aux équipes d’Artemis plus de temps pour assurer la préparation de missions critiques », a-t-il déclaré, soulignant la complexité inhérente à un programme d’une telle envergure. L’agence ne veut prendre aucun risque inutile, préférant la prudence à la précipitation.
Coûts et ambitions : un chemin plus long vers Mars
Chaque retard s’accompagne inévitablement de coûts supplémentaires pour un programme déjà jugé très onéreux. L’objectif ultime d’Artemis reste cependant inchangé : établir une présence durable sur la Lune, qui servira de tremplin pour de futures missions habitées vers Mars. Ces ajustements mettent néanmoins à mal l’ambition initiale de l’administration Trump de revoir des Américains sur la Lune dès 2024, un objectif déjà repoussé à plusieurs reprises.
Si l’enthousiasme pour le retour sur la Lune reste palpable, la NASA préfère donc la prudence à la précipitation, quitte à repousser encore les échéances. Le chemin vers la Lune s’annonce plus long, mais l’agence promet une sécurité accrue pour ses futurs explorateurs et une meilleure préparation pour les défis de l’exploration spatiale lointaine.
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