L’UE muscle ses contrôles douaniers sur la maltodextrine chinoise dans le lait infantile
L’Union européenne a décidé de renforcer considérablement ses contrôles douaniers sur la maltodextrine importée de Chine, un ingrédient largement utilisé dans l’industrie alimentaire, et notamment dans la fabrication des laits infantiles. Cette mesure préventive vise à garantir la sécurité alimentaire et à prévenir toute fraude, en particulier pour les produits destinés aux consommateurs les plus vulnérables : nos bébés.
Depuis l’annonce de la Commission européenne, tous les États membres sont désormais tenus de procéder à un échantillonnage et à une analyse systématiques de chaque lot de maltodextrine originaire de Chine. L’objectif est clair : s’assurer que cet ingrédient clé respecte scrupuleusement les normes de sécurité européennes.
Si aucune nouvelle alerte sanitaire spécifique n’a motivé cette décision immédiate, il s’agit d’une démarche proactive. L’UE tire les leçons des crises passées, comme le scandale de la mélamine de 2008, pour anticiper et prévenir tout risque potentiel. La maltodextrine, souvent dérivée de l’amidon de maïs ou de blé, est utilisée comme épaississant ou agent de charge, et sa qualité est primordiale, surtout quand elle est destinée aux formules pour nourrissons.
La France avait déjà pris les devants en février en imposant des contrôles nationaux renforcés sur cette substance. L’initiative de l’UE harmonise désormais cette approche au niveau européen, assurant une surveillance coordonnée et plus efficace aux frontières des 27 pays membres.
Cette action souligne l’engagement de l’Union européenne à protéger la santé de ses citoyens et à maintenir des standards de sécurité alimentaire élevés, réaffirmant l’importance de la traçabilité et du contrôle des denrées importées, en particulier celles qui touchent à la nutrition infantile.