L’Acétamipride écarté du projet de loi d’urgence agricole : Un répit pour la biodiversité ?
La ministre de l’Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, a officiellement confirmé que l’insecticide controversé, l’acétamipride, ne figurera pas dans le projet de loi d’urgence agricole à venir. Cette annonce est accueillie avec soulagement par de nombreuses organisations environnementales, apiculteurs et citoyens préoccupés qui s’étaient fermement opposés à son inclusion potentielle.
L’acétamipride, un néonicotinoïde, est tristement célèbre pour ses effets néfastes sur les pollinisateurs, notamment les abeilles. Bien que généralement interdit, il avait bénéficié par le passé d’autorisations exceptionnelles pour son utilisation sur les cultures de betteraves sucrières en France, afin de lutter contre le virus de la jaunisse transmis par les pucerons. La perspective de voir ce pesticide réintégré dans un nouveau texte législatif avait provoqué une vague d’indignation et de mobilisation.
La ministre Pannier-Runacher a tenu à préciser que le gouvernement se concentrait sur des « solutions de long terme » et une « stratégie globale » pour la résilience agricole, plutôt que sur des mesures controversées à court terme au sein de ce projet de loi spécifique. Cette approche vise à répondre aux besoins des agriculteurs tout en priorisant la protection de l’environnement et la biodiversité. Le gouvernement entend soutenir le secteur à travers des initiatives plus larges, telles que le « plan souveraineté fruits et légumes » et d’autres programmes conçus pour promouvoir des pratiques durables.
Cette décision marque un pas en arrière vis-à-vis des solutions phytosanitaires immédiates et controversées, privilégiant un cadre législatif qui, pour l’heure, évite de rallumer les vifs débats autour des néonicotinoïdes. Elle souligne la pression constante exercée par les groupes de défense de l’environnement, qui considèrent cette exclusion comme une victoire partielle dans la lutte continue pour une agriculture plus respectueuse de la vie.