Amendes pour des militants écologistes après le blocage d’un train en Bretagne
Le tribunal correctionnel de Quimper a prononcé des amendes contre sept militants écologistes suite au blocage d’un train en Bretagne le 19 septembre 2023. Cette action visait à protester contre un projet d’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) dans la région.
L’action et ses conséquences judiciaires
Les activistes, identifiés comme membres ou proches de mouvements tels qu’Extinction Rébellion et Les Soulèvements de la Terre, avaient interrompu le trafic ferroviaire près de Quimper en se positionnant sur les voies. Leur objectif était de dénoncer l’impact environnemental de l’extension de la LGV, qu’ils jugent destructrice pour les écosystèmes locaux.
La décision de justice, rendue le 20 février 2024, a condamné les sept prévenus à des amendes dont les montants varient entre 300 et 800 euros. Pour certains, une partie de l’amende est assortie d’un sursis. De plus, deux des militants devront effectuer un « stage de citoyenneté », une peine alternative souvent utilisée pour sensibiliser à la responsabilité civique.
La réaction des militants : entre déception et détermination
Les militants ont exprimé leur déception face à ce verdict, qu’ils considèrent comme disproportionné. Ils estiment que leur action, bien que perturbatrice, était une tentative légitime d’alerter sur l’urgence climatique et la destruction de l’environnement, des enjeux à leurs yeux bien plus graves que l’entrave au trafic.
Ils ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel de cette décision. Pour eux, cette lutte judiciaire fait partie intégrante de leur engagement pour la justice climatique. Ils continuent de critiquer le projet LGV, le qualifiant de « bétonisation de la Bretagne » et de non-sens écologique, en contradiction avec la nécessité de préserver la biodiversité et de s’adapter aux changements climatiques.
Ce jugement intervient dans un contexte de répression croissante des actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes en France, soulevant des débats sur l’équilibre entre le droit de manifester et le respect de l’ordre public.