Coup dur pour les batteries européennes : ACC met en pause ses gigafactories en Allemagne et en Italie !
La transition électrique subit un coup de frein inattendu. ACC (Automotive Cells Company), poids lourd européen de la production de batteries pour véhicules électriques, vient d’annoncer l’abandon de ses ambitieux projets de gigafactories en Allemagne (Kaiserslautern) et en Italie (Termoli). Une décision qui rebat les cartes de l’industrie automobile et de la souveraineté technologique du continent.
Les raisons d’un revirement stratégique
Ce retrait n’est pas anodin et reflète une mutation profonde du marché. ACC, coentreprise de TotalEnergies (via Saft), Stellantis et Mercedes-Benz, pointe du doigt un ralentissement de la demande en véhicules électriques, particulièrement sur le segment des modèles de milieu de gamme. Mais ce n’est pas tout : le marché s’oriente désormais massivement vers les batteries LFP (lithium fer phosphate), moins chères et plus adaptées à ces véhicules, alors qu’ACC s’était initialement positionné sur la technologie NMC (nickel manganèse cobalt), plus performante mais aussi plus coûteuse.
Une nouvelle feuille de route pour ACC
Loin d’être une retraite, cette décision marque une réorientation stratégique majeure. ACC entend désormais adapter sa technologie aux batteries LFP et développer une « nouvelle génération » de batteries NMC plus performantes, dont la commercialisation est prévue pour 2027-2028. L’objectif est clair : coller au plus près des besoins du marché et rester compétitif face à la concurrence, notamment asiatique.
Et la France dans tout ça ?
Bonne nouvelle pour l’Hexagone : la gigafactory de Douvrin (Pas-de-Calais), première du genre en France, est déjà opérationnelle et ne sera pas impactée. Elle continuera de produire des batteries NMC, bénéficiant des ajustements technologiques à venir.
Quelles conséquences pour l’Europe ?
L’abandon de ces projets est un signal fort pour l’ambition européenne de construire une filière batterie autonome. Il souligne la nécessité d’une grande agilité et d’une capacité d’adaptation rapide face aux évolutions technologiques et économiques. L’Europe parviendra-t-elle à tenir son rang face aux géants asiatiques dans cette course cruciale pour l’avenir de l’automobile ? L’avenir nous le dira.