La côte finistérienne, et plus particulièrement les environs de Camaret-sur-Mer, est le théâtre d’une triste découverte : une quinzaine d’oiseaux marins ont été retrouvés souillés par des hydrocarbures. Si l’ampleur de la pollution est sans commune mesure avec les grandes catastrophes passées, la nature du mazout rappelle douloureusement celle du naufrage de l’Erika.
Des Oiseaux Victimes d’une Pollution Locale
Depuis le 11 janvier, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a recensé environ quinze oiseaux affectés, principalement des guillemots de Troïl et des petits pingouins. Ces oiseaux, essentiels à l’écosystème marin, sont découverts le long du littoral, incapables de voler et de se nourrir, leur plumage enduit d’une substance noire et collante. La LPO joue un rôle crucial en coordonnant les efforts de sauvetage et en orientant les animaux vers des centres de soins spécialisés, comme celui de Nantes, où ils peuvent être nettoyés et soignés.
Un Mazout Similaire à Celui de l’Erika
Les analyses réalisées par le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) ont confirmé qu’il s’agit d’un fioul lourd, dont la composition chimique est similaire à celle du carburant du pétrolier Erika. Cependant, il est important de souligner que les quantités d’hydrocarbures retrouvées sont minimes, se présentant sous forme de petites nappes irrisées. Cela suggère une source de pollution ponctuelle et limitée, potentiellement issue d’un dégazage illégal ou d’une petite fuite accidentelle d’un navire de passage.
Enquête en Cours pour Identifier la Source
Face à cette situation préoccupante, une enquête a été ouverte par le parquet de Brest. La gendarmerie maritime et la préfecture maritime de l’Atlantique sont mobilisées pour tenter d’identifier l’origine exacte de cette pollution et les responsables. Chaque petite tache d’hydrocarbure peut avoir des conséquences désastreuses pour la faune, les oiseaux souillés perdant rapidement leur capacité d’isolation thermique, entraînant hypothermie et affaiblissement rapide.
Cet incident, bien que de portée locale, rappelle la vulnérabilité de nos côtes et de leur biodiversité face aux activités maritimes. Il souligne l’importance de la vigilance continue et de la rapidité d’intervention pour protéger la faune sauvage.