Incendies au Chili : La Détention du Principal Suspect Prolongée, L’enquête Avance
Les feux de forêt dévastateurs qui ont ravagé la région de Valparaíso au Chili en février dernier continuent de faire les gros titres. La justice chilienne a récemment ordonné la prolongation de la détention de Franco Arizmendi, l’ex-pompier principal suspect, ainsi que de son complice présumé, Francisco Pinto. Ces deux hommes sont accusés d’être à l’origine de l’une des pires catastrophes de l’histoire moderne du Chili.
Des Accusations Lourdes : Incendies Volontaires et Dispositifs Artisanaux
Franco Arizmendi, un ancien pompier volontaire de 30 ans, est soupçonné d’avoir déclenché huit incendies meurtriers. Son complice présumé, Francisco Pinto, un ancien employé de la Corporation Nationale Forestière (CONAF), est accusé de lui avoir fourni le matériel inflammable et d’avoir aidé à la planification. Selon les enquêteurs, Arizmendi utilisait des dispositifs incendiaires artisanaux – composés de papier, de carton, d’allumettes et de produits chimiques – placés stratégiquement pour maximiser la propagation des flammes en fonction du vent et de la température.
Un Bilan Tragique et des Motifs Troublants
Ces incendies ont causé la mort de 137 personnes, détruit des milliers de foyers et ravagé plus de 9 000 hectares. Les motivations alléguées derrière ces actes sont particulièrement choquantes. Pour Arizmendi, il s’agirait d’un « sensationnalisme », une quête d’adrénaline et le plaisir de figurer parmi les premiers intervenants sur les lieux. Pour Pinto, une revanche personnelle contre la CONAF serait à l’origine de sa participation.
Une Enquête Minutieuse et des Preuves Accablantes
La décision de prolonger la détention d’Arizmendi a été prise par la Cour d’appel de Valparaíso, qui a examiné les preuves accablantes présentées par l’accusation. Celles-ci incluent des données GPS, des relevés téléphoniques, des témoignages et la corrélation entre les déplacements d’Arizmendi et l’heure et le lieu des départs de feux. Les deux hommes font face à des accusations d’incendie volontaire ayant entraîné la mort, et pourraient encourir la prison à vie s’ils sont reconnus coupables.
Cette affaire met en lumière la vulnérabilité du Chili face aux feux de forêt, souvent aggravée par des actes criminels. L’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette tragédie et s’assurer que justice soit rendue pour les victimes et leurs familles.